La gestion mentale en orthophonie

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  • Le 11/10/2017
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En orthophonie, on utilise la gestion mentale dans la prise en charge de la dyslexie ou de la dysorthographie

A quoi peut servir la gestion mentale ? Comment se déroule une séance ?

La gestion mentale est avant tout une prise de conscience de tes propres mécanismes mentaux.

Comment t'y prends-tu pour étudier ? Te donnes-tu des images, un discours ou encore des mouvements dans la tête? Seras-tu plus efficace en voyant d'abord, en entendant ou en te mettant en mouvement ?

L'orthophoniste va t'accompagner dans cette prise de conscience des stratégies efficaces pour que celles-ci, conscientisées, puissent être transférées vers des domaines plus spécifiques. 

La personne dyslexique est rarement sur la "planète mentale" des codes, elle peut cependant y arriver par l'intermédiaire des autres contenus de pensée qu'elle gère mieux : c'est aussi un travail qui se fait dans l'accompagnement en gestion mentale...

Enfin, les gestes mentaux d'apprentissage sont explicités, ainsi que les projets de sens que chacun y met de manière personnelle : 

- Mémoriser, oui, mais pour redonner à l'identique ou pour utiliser ?

- Etre attentif, oui, mais pour y trouver quoi ?

- Comprendre en appliquant, en expliquant ?

- Imaginer pour découvrir des choses cachées ou pour inventer ?

- Réfléchir ? Quels en sont les fondements ?

L'orthophoniste en gestion mentale propose des explications des implicites d'apprentissage (c'est quoi au juste, relire une dictée, un texte?... qu'est-ce que le prof attend de moi quand il demande d'étudier, de relire, de revoir ?...) et des gestes mentaux. Il explique les besoins du cerveau pour apprendre et amène la prise de conscience des besoins non satisfaits.

Il met le patient en situation d'introspection cognitive (s'observer penser) et entame un dialogue d'accompagnement dans ce chemin d'autonomie... car quand on connaît ses besoins et ses stratégies performantes, il est déjà plus facile de les transférer.

Ce travail en gestion mentale demande que le patient soit dans une démarche de recherche ; même s'il n'est pas grandement motivé au départ, ce n'est pas grave, la motivation se développera par le plaisir de se connaître, l'utilité des conseils, la restauration de l'estime de soi, la découverte de nouvelles stratégies et l'enrichissement de celles en place...

 

 

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